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Réalisation d’un PPMS

Pourquoi un PPMS

Un aléa majeur peut provoquer une situation d’exception laissant un certain temps la communauté scolaire seule et isolée face à la catastrophe (plus de téléphone, d’électricité, intervention des secours très différée les intervenants "locaux" étant eux-mêmes victimes ou à dépassés par les demandes...).
Une menace majeur …
Pour que les établissements scolaires confrontés à un tel événement soient préparés à la "gestion de crise", le ministère chargé de l’agriculture a publié le 15 avril 2002 une note de service DGER/SDACE/N2002-2037 relatif à l’élaboration d’un guide pour l’élaboration d’un plan de prévention et de protection face aux risques majeurs à destination des établissements d’enseignement agricole.

Quel est l’objectif d’un P.P.M.S. ?

Pour faire face à une situation de crise provoquée par un accident majeur, d’origine naturelle ou technologique (tempête, inondation, explosion, nuage toxique…), ou par des menaces particulières (intrusion de personne(s) étrangère(s), attentat…), chaque établissement doit définir et mettre en place un plan particulier, adapté à ses spécificités et à son territoire, lui permettant de définir les modalités de mise en sûreté, à tout moment, des personnes qu’il accueille, dans l’attente des services de secours.

Il s’agit d’être prêt face à une situation de crise liée à la survenue d’un accident majeur :

  • à assurer la sécurité des élèves et des personnels, en attendant l’arrivée des secours extérieurs.
  • à appliquer les directives des autorités.

Pourquoi un plan "particulier" ?

Le P.P.M.S. doit être adapté aux spécificités de l’établissement scolaire.

Il prend donc en compte :

  • les risques majeurs liés à son environnement,
  • ses composantes (effectifs, qualité du bâti...),
  • la prise en charge particulière des élèves et personnels lors des activités "extra-muros " (installations d’E.P.S. par exemple), durant les horaires d’internat et d’activités péri-éducatives, sans oublier celle des publics à besoins spécifiques (handicapés, Projet d’Accueil Individualisé).

Quel est le contenu du P.P.M.S. ?

Le P.P.M.S. doit permettre de répondre à 6 questions :
1. Quand déclencher l’alerte et activer le P.P.M.S. ? 
Dès l’audition du Signal National d’Alerte ou sur demande des autorités (appel téléphonique ou message vocal diffusé par véhicule sono) mais aussi à l’initiative du directeur ou chef d’établissement si celui-ci est le premier témoin d’un événement de proximité pouvant avoir une incidence majeure.

2. Comment déclencher l’alerte ?
L’établissement doit définir son mode interne d’alerte accident majeur : le signal enjoignant la mise à l’abri doit être distinct de celui ordonnant l’évacuation donc de l’alarme incendie.

3. Quelles consignes appliquer dans l’immédiat ?
 Outre la consigne d’écouter la radio, sont définies des consignes à appliquer tant par les personnes dites ressources que par les autres membres du personnel et les élèves.

4. Où et comment mettre les élèves et les personnels en sûreté ? 
Selon la nature de l’aléa, la configuration et l’environnement de l’établissement, un ou des lieux de mise en sûreté internes (mise à l’abri) ou externes (évacuation) doivent êtres sélectionnés, en liaison avec le propriétaire des locaux, en tenant compte d’un certain nombre de critères.

5. Comment gérer la communication avec l’extérieur ? 
Le directeur ou le chef d’établissement, aidé des personnes ressources, assure la communication avec les autorités (mairie, préfecture, Direction des Services Départementaux de l’Education Nationale, rectorat), les secours, les familles et la presse (en conformité avec les instructions du préfet et des autorités hiérarchiques).

6. Quels documents et ressources sont indispensables lors de l’activation du plan ? 
La liste des documents figurent dans la maquette P.P.M.S.

Les étapes principales de la démarche PPMS sont :

1- La rédaction, après la conduite d’un travail préalable :

  • de diagnostic de la situation de l’établissement au regard des risques et menaces majeurs ;
  • de recensement des moyens d’alerte et d’information de l’établissement, en cas d’évènement majeur ;
  • de définition et de la mise en place de modalités d’alerte de mise en sûreté de l’établissement ;
  • de choix des zones de mises en sûreté, le cas échant équipées de matériel d’urgence nécessaire ;
  • de définition des modalités communication interne comme externe (échanges avec les autorités, modalités d’information des familles, traitement des demandes d’information de la presse, …) ;
  • d’organisation d’une cellule de crise spécifique et de personnes ressources pour la gestion de la crise ;
  • d’identification des personnes nécessitant une prise en charge particulière.

2- La vérification du dispositif, par un premier exercice de simulation, associant acteurs internes et externes de l’établissement.

3- L’amélioration du PPMS, suite au retour d’expérience de l’exercice.

Méthodologie de mise en place d’un P.P.M.S.

La mise en place nécessite 6 étapes intermédiaires :

1. Identifier les risques majeurs prévisibles auxquels l’établissement est exposé :

  • en consultant à la préfecture ou à la mairie les documents réglementaires d’information préventive D.D.R.M. (Dossier Départemental sur les Risques Majeurs), D.C.S. (Dossier Communal Synthétique) et DICRIM (Document d’Information Communal sur les Risques Majeurs).
  • en contactant les services municipaux (protection civile-sécurité / urbanisme-environnement…) et éventuellement les services de secours locaux (sapeurs-pompiers…).
    Le directeur ou le chef d’établissement peut contacter en cas de difficultés la DRIAAF (référent régional risques majeurs).

2. Constituer un groupe de personnes ressources :

Le groupe doit être pluri-catégoriel (personnel de direction, enseignant, d’éducation et de surveillance, ATOS, de santé, territoriaux… et délégués des élèves dans les collèges et lycées).
Ce groupe risques majeurs aide le directeur d’école ou le chef d’établissement à élaborer le plan. Il faut définir leurs missions en cas de gestion de crise.



3. Sélectionner les lieux de mise en sûreté adaptés :

  • locaux, ou zones de mise à l’abri dans un bâtiment en dur en cas de nuage dangereux (explosif, toxique ou radio-actif) ou de tempête ;
  • "points de rassemblement externes" en cas d’évacuation (fuite de gaz).
    Il n’existe pas de local de mise à l’abri parfait…
En cas de nuage toxique, il est impossible d’empêcher totalement le gaz dangereux de pénétrer dans le local. La finalité du "confinement" est de réduire au maximum sa vitesse de pénétration afin que sur une période de 2 à 3 heures sa concentration dans le local de mise à l’abri n’atteigne pas le seuil des effets irréversibles.

4. Prévoir les moyens logistiques nécessaires :
Fiches de la maquette, matériel des mallettes P.P.M.S. et trousses de première urgence.

5. Organiser l’information des personnels, des élèves et leurs parents :

  • des personnels pour une parfaite mise en œuvre des consignes à appliquer dès le déclenchement du plan et une connaissance des risques et des conduites à tenir permettant de gérer le stress…

  • des parents d’élèves pour obtenir de leur part des comportements adaptés (ne pas venir chercher les enfants à l’école sauf accord des autorités diffusé à la radio, ne pas téléphoner…).

  • des élèves : l’éducation aux risques majeurs est indispensable pour mieux gérer l’attente et obtenir d’eux un comportement citoyen, responsable et solidaire, permettant de faire face plus efficacement aux risques collectifs.
    En fonction de leur âge, de leurs compétences (titulaire du P.S.C.1. ou du S.S.T ) et de leur maturité, les associer à l’élaboration du P.P.M.S. et confier à certains d’entre eux des responsabilités opérationnelles en cas d’activation du plan.

6 - Organiser un exercice de simulation pour valider le P.P.M.S. :
Il permet de contrôler les points clés du bon déroulement du plan : connaissance et audibilité des signaux internes de mise en sûreté, connaissance des lieux de mise en sûreté et des cheminements, connaissance des consignes de sauvegarde, réactivité des personnes ressources, efficacité de la communications internes, pratique des gestes de premiers secours…