Données économiques agricoles

Le RICA fête ses 50 ans

A cette occasion, le SRISE Île-de-France publie une analyse des résultats économiques des exploitations de grandes cultures de 2000 à 2016.

L’analyse des données du réseau d’information comptable agricole (RICA) (format pdf - 3.8 Mo - 04/09/2018) met en évidence la dégradation de la rentabilité et de la solvabilité de ces exploitations depuis 2013.

Trois grands facteurs participent à cette situation :
- la baisse des prix agricoles par rapport aux sommets atteints de 2007 à 2012,
- la baisse régulière des aides publiques,
- l’augmentation importante des charges d’exploitation de 2007 à 2013

Liste des offices comptables intervenant dans la réalisation des fiches RICA pour l’exercice comptable 2019 pour le compte de la DRIAAF Ile-de-France

Le Réseau d’information comptable agricole (RICA) est une enquête communautaire dont l’objectif est de fournir des informations sur le fonctionnement technico-économique des exploitations agricoles.

Cette opération permet de suivre l’évolution des charges, des résultats et des capitaux engagés dans les exploitations. Réalisée depuis 1968 dans les Etats membres de l’Union européenne, cette enquête permet de recueillir chaque année 90 000 comptabilités individuelles, représentatives de quatre millions d’exploitations agricoles. Elle permet ainsi le suivi et la comparaison des résultats obtenus pour les différents types d’agriculture européenne.

En France, l’échantillon est d’environ 7 600 moyennes et grandes exploitations, c’est-à-dire dont la Production Brute Standard est supérieure à 25 000 euros. L’échantillon couvre ainsi 95 % du potentiel de production nationale. En Île-de-France, le suivi est réalisé sur 184 exploitations.

Le Réseau d’Information Comptable Agricole (RICA) s’inscrit dans le cadre d’un marché de prestations de services conclu entre l’État et les offices comptables dans les conditions prévues par le règlement européen (CE) (n°1217/2009 du Conseil) du 30 novembre 2009 et prévoit la publication de la liste, ci-dessous, des offices comptables habilités et respectant les obligations liées à la réalisation des fiches RICA.

Les offices comptables participant à l’opération pour l’exercice comptable 2017 sont les suivants :

Accompagnement Stratégie 77 (As77)
Maison de l’agriculture
418 rue Aristide Briand
77 350 LE MEE-SUR-SEINE

Tél. 01 64 79 30 03
Fax : 01 64 39 73 25
mél : contact@as77.fr

Président : Gérard GRAGY

Association de gestion et de comptabilité (As Cefiga)
La Maison des Agriculteurs
9, rue Jean Grémillon
72 013 LE MANS Cedex 2

Tél. 02 43 43 68 68
Fax : 02 72 68 98 30
mél : as-cefiga-le-mans@plus.agri72.com

Président : Jean- Marie LHOMMEAU

Modalités de candidature pour la réalisation de fiches comptables RICA

Les offices comptables non encore inscrits comme pouvant tenir des fiches RICA peuvent en faire la demande auprès de :

Direction régionale et interdépartementale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DRIAAF) Ile-de-France
Service Régional pour l’Information Statistique et Économique (SRISE)
18 avenue Carnot - 94234 CACHAN Cedex

Tél. 01 41 24 17 00
Fax : 01 41 24 17 45
mél : srise.draaf-ile-de-france@agriculture.gouv.fr

Pour cela, ils doivent répondre aux conditions suivantes :

fournir au SRISE, les informations ci-dessous :

  1. nom de l’office comptable
  • adresse
  • nom du directeur ou du président
  • numéro de téléphone du standard
  • numéro de fax

apporter la preuve que les comptables saisissant les fiches sont inscrits auprès de l’ordre des experts comptables ou travaillent sous la responsabilité d’un expert comptable inscrit au tableau de l’ordre ;

s’engager à :

  • recueillir l’autorisation formalisée des exploitants de fournir leurs données pour le RICA ;
  • signaler immédiatement au SRISE toute évolution (structure d’une exploitation, dates de clôture...) qui conduirait à faire sortir l’exploitation sélectionnée du champ de l’enquête RICA ou à changer sa position dans les strates de l’univers étudié (exploitations moyennes et grandes) ;
  • remplir les fiches d’exploitation sélectionnées dans l’échantillon conformément aux dispositions de la réglementation de l’Union européenne ;
  • expédier les fiches d’exploitation dans les délais permettant de respecter la réglementation de l’Union, et définies par voie de convention financière ;
  • fournir au SRISE et au SSP, organe de liaison, tous les renseignements que celui-ci demande quant à l’accomplissement de ses tâches, notamment de contrôle ;
  • ne pas divulguer les données comptables individuelles recueillies ou tout autre renseignement individuel dont il a la connaissance dans l’exercice de ses tâches dans le cadre du RICA ;
  • soumettre les personnes employées par lui à ces tâches aux mêmes obligations de confidentialité (signature d’engagements de confidentialité) et de prendre toutes les dispositions requises à ces fins.

Le non-respect de ces engagements peut conduire la DRIAAF à retirer un office comptable de la liste des offices habilités, après mise en demeure préalable.

Par ailleurs, les montants des indemnités prévues pour la tenue des fiches de l’exercice comptable 2019,
(Articles 69 à 69 E du code général des impôts) sont les suivants :

  • 403,71 € HT pour une exploitation soumise au régime du bénéfice réel agricole ;
  • 1 138,41 € HT pour une exploitation imposée sur le bénéfice suivant le régime micro-BA.

Conjoncture économique - Grandes cultures en Île-de-France 2017-2018

a) Résultats 2017
Après une année 2016 catastrophique, les résultats des exploitations de grandes cultures franciliennes ont retrouvé en 2017 un niveau plus « normal » grâce au rétablissement des rendements des principales cultures, plus en ligne avec les standards régionaux et même excellents pour les cultures industrielles (colza, betterave sucrière, pomme de terre) et le maïs. Toutefois, le maintien de prix déprimés (et la baisse des subventions à l’hectare) a limité la progression des résultats.

Les exploitations spécialisées en céréales et oléoprotéagineux ont ainsi en 2017 un résultat moyen de 37 k€ (résultat par unité de travail non salariée, charges sociales de l’exploitant déduites), ce qui correspond globalement au résultat moyen de l’ensemble des exploitations agricoles au niveau national.

Les exploitations ayant une part importante de cultures industrielles telles que la betterave (20 % des exploitations) ont, de leur côté des résultats supérieurs à celui des exploitations purement céréalières (44 k€ par UTANS, charges sociales de l’exploitant déduites).

Ces résultats restent néanmoins très en-deça de ceux des années 2007-2012.

b) Résultats 2018
En 2018, les rendements ont été décevants, en raison de conditions climatiques peu favorables (inondations en janvier, sécheresse estivale). Les prix des produits agricoles, céréales notamment, ont connu une hausse significative, à l’exception notable des betteraves sucrières. Ces 2 facteurs devraient pratiquement se neutraliser, et conduire d’une part à une augmentation limitée de la valorisation de la production des exploitations céréalières (environ + 6 %), d’autre part à un faible recul (- 1 à - 2 % %) pour les exploitations avec cultures industrielles.
La baisse tendancielle des subventions, la progression des charges d’approvisionnement (+ 3,6 % en 2018 en raison du renchérissement de l’énergie), et des charges sociales de l’exploitant conséquence du rétablissement des revenus en 2017, absorberont très certainement cette progression modérée de la production, et conduiront même à une baisse des résultats 2018 pour les exploitations comportant une part de betteraves sucrières.

Résultats RICA 2017 et éléments 2018 (format pdf - 255.4 ko - 15/03/2019)

Données comptables des exploitations agricoles

Données pour l’Île-de-France

Liste des agences comptables intervenant dans la collecte des données RICA en Île-de-France en 2017


Nos dernières analyses sur les résultats économiques des exploitations agricoles en Île-de-France :

Analyse de la période 2000-2016

Grandes cultures en Île-de-France : des exploitations fragilisées par la baisse des prix agricoles et l’augmentation des charges (format pdf - 3.8 Mo - 03/09/2018)

2016

2016 : une année très difficile pour les exploitations franciliennes spécialisées en céréales et oléoprotéagineux (format pdf - 1.3 Mo - 18/06/2019)
RICA en poche année 2016 en Île-de-France (fichier excel) (format xls - 2.6 Mo - 18/06/2019)
RICA en poche année 2016 en Île-de-France (fichier pdf) (format pdf - 1.2 Mo - 18/06/2019)

2015

2015 : Un résultat agricole moyen en baisse pour les exploitations franciliennes de « céréales et oléoprotéagineux » (format pdf - 907.2 ko - 09/08/2017)
Rica en poche 2015 en Île-de-France (format xls - 1.2 Mo - 04/08/2017)

2014

Le résultat agricole moyen des exploitations franciliennes de « céréales et oléoprotéagineux » se replie encore en 2014 (format pdf - 607.4 ko - 14/06/2016)
Rica en poche année 2014 en Île-de-France (format xls - 1.2 Mo - 14/06/2016)

2013

Un résultat agricole moyen en repli pour les exploitations franciliennes de « céréales et oléoprotéagineux » en 2013 (format pdf - 1.7 Mo - 23/11/2015)
Rica en poche année 2013 en Île-de-France (format xls - 592.5 ko - 23/11/2015)

2012

Rica en poche année 2012 en Île-de-France (format xls - 902.5 ko - 23/11/2015)

2011

En 2011, le revenu agricole des exploitations de grandes cultures d’Île-de-France s’élève en moyenne à 87 400 € par exploitation (soit 71 400 € par actif familial). Après le fort redressement de 2010, le revenu agricole moyen progresse encore en 2011, mais plus modérément, et les disparités de revenu s’accroissent fortement.
Version modifiée du 16/05/2013
Revenu agricole moyen en hausse modérée pour les exploitations de grandes cultures franciliennes en 2011 (format pdf - 404.9 ko - 23/11/2015)
Rica en poche année 2011 en Île-de-France (format xls - 841.5 ko - 23/11/2015)

2010

En 2010, le revenu agricole des exploitations de grandes cultures d’Île-de-France s’élève en moyenne à 82 900 € par exploitation (soit 66 700 € par actif familial). Le revenu agricole moyen se redresse après avoir atteint un niveau historiquement bas en 2009 mais les disparités se sont accrues. La flambée des prix des céréales et des oléoprotéagineux est à l’origine de ce redressement du revenu, et ce malgré des rendements plutôt moyens. La baisse des charges d’approvisionnement y a également contribué. Du fait du redressement du revenu, le patrimoine des exploitations agricoles s’est consolidé en 2010 et la trésorerie améliorée.
Redressement du revenu agricole des exploitations de grandes cultures franciliennes en 2010 (format pdf - 509.9 ko - 23/11/2015)
Fort redressement du revenu agricole francilien en 2010 (format pdf - 243.1 ko - 23/11/2015)
Rica en poche année 2010 en Île-de-France (format xls - 832.5 ko - 23/11/2015)

2009

2009 : le revenu le plus bas pour les exploitations de grandes cultures en Île-de-France depuis vingt ans (format pdf - 934.4 ko - 23/11/2015)
Forte baisse du revenu agricole en 2009 (format pdf - 381.9 ko - 23/11/2015)

2008

2008 : repli du revenu des exploitations de Grandes cultures en Île-de-France (format pdf - 1.2 Mo - 23/11/2015)

2007

2007 : un revenu d’exception pour l’agriculture francilienne (format pdf - 716 ko - 23/11/2015)

2006

2006 : une bonne année pour les revenus agricoles franciliens (format pdf - 178.9 ko - 23/11/2015)

Données nationales
Rica France tableaux standard 2014 - Chiffres et Données - Série Agriculture n° 233 mars 2016

Comptes régionaux de l’agriculture

L’Île-de-France à contre-courant des bonnes tendances nationales

Les comptes provisoires de l’agriculture pour 2018 ont été dévoilés lors de la réunion de la Commission des Comptes de l’Agriculture de la Nation du 4 juillet 2019, avec leurs déclinaisons régionales.

La valeur de la production agricole francilienne (hors subvention) est en recul de - 4,5 % en 2018 par rapport à 2017, alors que la variation nationale est une hausse de 6 %. Cette situation résulte principalement de rendements médiocres observés en grandes cultures, et même très faibles pour les oléoprotéagineux, le maïs et les betteraves, ces derniers ayant particulièrement souffert de la sécheresse estivale.
La bonne tenue des cours des céréales a heureusement permis de limiter la baisse en valeur, à l’inverse des prix d’achat des betteraves fortement dégradés en raison de la crise du sucre.

La valeur ajoutée brute (hors subvention) recule de - 12,9 % (à comparer à une hausse de + 11,1 au niveau national). Ceci est la conséquence de la baisse de valeur de la production, mais aussi de la hausse des consommations intermédiaires (+ 3,2 % en Île-de-France et + 2,4 % à l’échelle nationale). La progression du coût de l’énergie et des engrais explique une grande partie de cette augmentation.

Les subventions d’exploitation ont par ailleurs continué à baisser (de 151,4 à 144,5 M€).

Ces tendances négatives pour les grandes cultures ne sont pas compensées comme dans d’autres régions par la très bonne récolte viticole ou par l’augmentation marquée du prix des fruits et légumes.

Pour en savoir plus :
Agreste Primeur juillet 2019. Comptes régionaux de l’agriculture 2018 : production en hausse dans la plupart des régions.

Rappels
- les rendements 2018 en Île-de-France (COP)
- les rendements 2018 du maïs et de la betterave à sucre