Notes de conjoncture de 2026
Les conditions météorologiques du mois de juin sont similaires à celles de mai. Les précipitations sont en déficit de près de 20 mm par rapport aux normales de saison, avec un impact sur l’humidité des sols et le niveau des nappes phréatiques. Cet effet est renforcé par des températures en moyenne supérieures de plus de 4°C aux normales de saison, en raison d’un épisode de canicule sur les dix derniers jours du mois. Cet épisode de fortes chaleurs a de nombreuses conséquences sur le développement des cultures : échaudage physiologique, problème de remplissage des grains de blé tendre, effet sur la fécondation des grains de maïs... En outre, la récolte de l’orge d’hiver s’accélère lors de la dernière semaine de juin et celles de blé tendre et d’orge de printemps débutent. Les rendements sont estimés en baisse par rapport à la campagne précédente sur la plupart des cultures. Ce contexte, commun à la France et l’Europe, limite la baisse des cours des céréales et des oléagineux dans un marché toujours sous l’influence du conflit au Moyen-Orient. Les coûts de production, même s’ils affichent un léger repli en mai, restent à un niveau élevé, en particulier ceux de l’énergie et des engrais.
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