Notes de conjoncture de 2026

Note de conjoncture d’août 2026

Le mois de juillet 2026 est le plus chaud jamais enregistré : les températures régionales sont supérieures de 3,6°C aux normales de saison. C’est aussi le mois de juillet le plus sec sur les 28 dernières années, avec une moyenne de 4,2 mm de pluies, soit 7 % des normes 1991-2020. Ces conditions météo dégradent le niveau d’humidité des sols et des nappes phréatiques. Elles accélèrent aussi le développement des cultures : les moissons d’orge d’hiver s’achèvent fin juin, celles de blé tendre et d’orge de printemps sont terminées au 20 juillet. Enfin, les conditions météo dégradent les conditions de culture du maïs, dont plus du tiers des surfaces sont présumées avoir un potentiel de rendement inférieur d’au moins 8 % à la moyenne décennale. Selon les dernières estimations, la production de céréales et oléoprotéagineux pourrait être inférieure à 3 millions de tonnes en 2026, en baisse de 10 % par rapport à l’année précédente, en raison d’un repli des volumes d’orge de printemps, de maïs et de protéagineux. Les nouvelles tensions au Moyen-Orient tout comme la sécheresse en Europe impactant la circulation des céréales et la nouvelle production entrainent une hausse des cours en juillet sur l’ensemble des céréales et des oléagineux. Les coûts de production se détendent légèrement en juin,
en particulier ceux des énergies et des engrais.

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