La conjoncture de Rungis : les tendances générales de la semaine du marché de gros

SEMAINE 15 (du 6 au 11 avril 2026)

Fruits et légumes

En France, le devenir de l’agriculture est un sujet majeur d’actualité dans un contexte marqué par les contraintes engendrées par l’insécurité au Moyen-Orient et le changement climatique. En début de semaine le sommet « One Health » s’est tenu, mettant en lumière l’importance de l’équilibre de la santé homme/animal/végétal. La météo, largement au-dessus des normales saisonnières, connait des variations records en terme d’amplitude thermique. Celles-ci se répercutent sur la consommation des ménages. La volatilité des cours reste aussi un défi quotidien pour les consommateurs. A Rungis, les campagnes de produits français s’étoffent et comblent les déficits d’importations. De nouvelles cotations débutent pour des produits français comme l’artichaut calico, la rhubarbe, la scarole et la courgette ronde. Le marché des produits primeurs français s’élargit au navet, après la mise sur le marché de la pomme de terre de Noirmoutier. A l’opposé, la fin de saison approche pour des produits français tels que le chou vert et l’endive. Les premières commercialisations de produits de l’hémisphère sud apparaissent en pommes (gala du Chili) et les premières cerises espagnoles viennent d’arriver sur le marché. L’état de crise conjoncturelle perdure pour l’échalote et le poireau.

Produits carnés

Après une semaine où le commerce était concentré sur l’agneau, la consommation se réoriente sur les produits traditionnels de l’ensemble des espèces.

Produits de la mer et aquaculture

Conséquence d’un contexte économique tendu, l’activité cette semaine sous la halle des produits de la mer reste assez molle. Si les marchés de mardi et de jeudi profitent d’une fréquentation assez satisfaisante en plus d’un flux régulier vers la restauration collective, et hors foyer dans son ensemble, les autres jours de la semaine sont plus calmes. Les cours restent soutenus sur marché peu approvisionné.

Fleurs

Le début de semaine est relativement calme, en raison du jour férié (lundi de pâques) qui perturbe
la logistique habituelle. L’absence d’arrivages du Pays-Bas limite les volumes disponibles sur le marché, ce qui contribue à une activité réduite et à une fréquentation plus faible en début de semaine.
En revanche, la fin de semaine connait une nette accélération. L’activité s’intensifie à l’approche du week-end, avec un retour marqué d’acheteurs. Cette dynamique a permis de compenser le ralentissement observé au lendemain du week-end pascal.

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