La conjoncture de Rungis : les tendances générales de la semaine du marché de gros
SEMAINE 13 (du 23 au 28 mars 2026)
Les actualités sont tendues en raison du conflit au Moyen-Orient qui perturbe le commerce. La hausse des coûts de l’énergie a des répercussions sur la production, le transport, les emballages, mais également sur le pouvoir d’achat. Les grossistes en tiennent compte dans leurs transactions et priorisent les marchandises les plus attractives tout en restant vigilants sur la qualité. Le retour des températures négatives en fin de semaine met les agriculteurs en alerte. Certains déploient des solutions contre le gel (tours antigel, éoliennes et bougies) afin de préserver leurs récoltes. Toutes ces mesures ont un coût. Des produits comme les tomates atteignent des cours records. Les conséquences des pluies diluviennes en Espagne se répercutent encore aujourd’hui sur quelques produits tels que les brocolis. Le poireau et l’échalote sont toujours déclarés en crise conjoncturelle.
Dans le secteur des produits carnés, l’activité demeure assez morose pour l’ensemble des espèces. Seul le marché de l’agneau devient plus porteur avec des prix qui progressent.
Les pêches de printemps se présentent sur un marché porteur. La demande vers la restauration collective est toujours importante. La restauration commerciale est également assez demandeuse. Seul le détail souffre d’un contexte économique particulier avec les événements au Moyen-Orient.
Cette semaine, la fréquentation semble plus faible que d’ordinaire, avec moins de fleuristes dans les allées et une ambiance globalement plus posée. Les échanges sont fluides mais traduisent aussi une baisse d’activité inhabituelle pour cette période de l’année.
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