La conjoncture de Rungis : les tendances générales de la semaine du marché de gros

SEMAINE 7 (du 9 au 14 février 2026)

Fruits et légumes

Les ports marocains sont à nouveau opérationnels et les échanges maritimes reprennent petit à petit. Toutefois, les opérateurs marocains raréfient certaines de leurs exportations maraichères (cocos plats, haricots verts) à l’approche du Ramadan (qui démarre ce jeudi 19 février) afin de conserver les productions locales pour le marché intérieur. Les pluies continuent de saturer les sols agricoles français. Quelques produits français estivaux comme la tomate et la courgette font leur apparition sur le marché. Dans le cadre de l’application des accords de modération des marges de distribution de fruits et légumes, la situation de crise conjoncturelle est déclarée pour le poireau et l’échalote, tandis que le seuil de prix anormalement bas est dépassé pour le chou-fleur et le seuil d’information pour l’oignon. Les prix des fraises flambent en raison de la Saint-Valentin.

Produits carnés

L’activité du secteur des produits carnés est assez moyenne. Les prix restent cependant assez soutenus grâce à une demande plus présente.

Produits de la mer et aquaculture

Conséquence des tempêtes qui se succèdent sur le pourtour métropolitain, l’offre sur les marchés intérieurs reste faible. De ce fait, les cours augmentent pour l’ensemble des espèces. Ces niveaux de prix élevés éveillent la prudence des acheteurs. Seule la restauration collective maintient une demande suivie dans les produits de consommation courante. De plus, les conditions météorologiques sur le bassin parisien, notamment en fin de semaine, contribuent à un ralentissement de l’activité au détail, avec un recul marqué de la fréquentation des marchés forains.

Fleurs

L’activité a été particulièrement soutenue chez les grossistes à l’occasion de la fête de la Saint-Valentin. La demande, portée par les fleuristes et les professionnels de l’évènement, s’est montrée dynamique tout au long de la semaine, avec un pic d’achats à l’approche du week-end.

Les roses rouges, produit emblématique de cette fête, ont rencontré un vif succès. D’après les grossistes, elles avaient totalement disparu du carreau samedi matin, témoignant d’un bon écoulement des stocks et d’une anticipation efficace des détaillants. Le fait que la fête de la Saint-Valentin tombe un samedi a incontestablement favorisé le bon déroulement des ventes. Cette configuration calendaire a permis aux consommateurs de disposer de davantage de temps pour effectuer leurs achats et organiser leurs surprises, ce qui a stimulé la fréquentation des boutiques.

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