Fièvre du Nil Occidental (West Nile) : appel à vigilance
Le Réseau d’épidémio-surveillance en pathologie équine (Respe) lance un appel à vigilance concernant la circulation de la fièvre de West Nile sur le territoire français, suite à la reprise d’activité des moustiques.
La fièvre de West Nile est une maladie virale transmise par la piqûre d’un moustique porteur du virus. Elle touche principalement les oiseaux, mais peut occasionnellement toucher les équidés (chevaux, poneys, ânes) et l’être humain.
Habituellement présente sur le pourtour méditerranéen, elle a été détectée dans plusieurs autres régions françaises ces dernières années, et l’été dernier, pour la première fois en Île-de-France, chez des personnes et des équidés.
Le virus West Nile peut provoquer des atteintes neurologiques graves, parfois mortelles, chez l’humain, le cheval et les oiseaux. Les cas mortels sont principalement observés chez les personnes âgées ou immunodéprimées. La maladie ne peut pas se transmettre entre humains (hormis lors de dons de sang ou d’organe), ni entre chevaux et humains.
Chez les équidés, l’infection passe le plus souvent inaperçue mais elle peut évoluer vers des formes sévères voire mortelles.
Pourquoi une vigilance accrue dès maintenant ?
La circulation du virus est étroitement liée à l’activité des moustiques. La période de risque s’étend de mi-mai à mi-novembre, avec une intensification aux heures d’aube et de crépuscule. Le Respe a lancé le 8 avril un appel à la vigilance renforcée, notamment dans les zones historiquement concernées ou susceptibles de l’être, comme c’est l’Île-de-France. Les propriétaires et détenteurs d’équidés sont invités à redoubler d’attention.
Quels signes doivent alerter ?
Tout équidé présentant un ou plusieurs des signes suivants doit faire l’objet d’une consultation vétérinaire :
• fièvre isolée,
• fatigue marquée,
• comportement inhabituel,
• tremblements musculaires,
• difficultés à se lever,
• trébuchements
La fièvre de West Nile est une maladie réglementée. Elle doit être déclarée auprès de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) par le vétérinaire en charge du diagnostic.
Quels gestes de prévention pour les détenteurs d’équidés ?
Il n’existe pas de traitement spécifique contre le virus, mais certaines mesures de prévention sont recommandées. En ce qui concerne les équidés, ces mesures visent à limiter les contacts avec les moustiques , qui restent les principaux vecteurs du virus. Elles incluent :
la désinsectisation régulière,
la mise à l’abri des chevaux avant la tombée de la nuit et l’utilisation de protections physiques : couvertures anti-insectes, répulsifs,
la limitation des eaux stagnantes pouvant servir de gîtes larvaires aux moustiques,
la pose de pièges à moustiques,
le suivi de la température des animaux, notamment dans les zones à risque,
La vaccination est également recommandée en amont des périodes à risque, dans les zones où le virus circule.
Pour aller plus loin, consultez la fiche pratique destinée aux détenteurs d’équidés :
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