Peste porcine africaine : renforcement de la prévention en Île de France et mobilisation collective
Pour renforcer la préparation face à un éventuel foyer de peste porcine africaine (PPA), un marché public régional est ouvert en Île-de-France jusqu’au 18 mai 2026. Il permettra la mise en place rapide de clôtures pour limiter les déplacements de sangliers et donc la propagation de la maladie en cas de besoin. Cette ouverture de marché est l’occasion de rappeler les mesures essentielles de biosécurité aux éleveurs, vétérinaires, chasseurs ainsi qu’aux personnes voyageant à l’étranger.
La PPA circule dans plusieurs pays de l’Union européenne, dont certains frontaliers comme l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie. Bien que la France soit encore indemne, le risque d’introduction reste élevé notamment via des produits à base de porc contaminés ou par l’arrivée de sangliers infectés.
L’Île de France, avec ses aéroports, gares et axes routiers, constitue une zone d’entrée particulièrement exposée où des voyageurs peuvent transporter, souvent sans en avoir conscience, des produits contaminés.
Pour réduire ce risque, une campagne nationale de sensibilisation cible les éleveurs, les transporteurs routiers, les voyageurs internationaux, les randonneurs, les chasseurs et les travailleurs saisonniers expatriés. Elle rappelle que des restes alimentaires contaminés jetés dans la nature peuvent suffirent à déclencher la propagation du virus chez les sangliers.
Un risque aux conséquences graves
Très contagieuse pour les porcs et les sangliers, la PPA ne présente aucun danger pour l’être humain mais aurait de lourdes conséquences pour la filière porcine : abattages, pertes économiques, blocage des exportations.
Un dispositif national de prévention renforcé
Le ministère de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire agit sur plusieurs fronts, dans le cadre de son plan d’action national, élaboré en concertation avec l’ensemble des acteurs de la filière. Ce plan mobilise les parties prenantes publiques et privées pour prévenir l’introduction et la propagation de la maladie, la détecter précocement, et renforcer la capacité de réponse en cas de foyer.
Pour compléter ces actions, des marchés publics régionaux ont été ouverts dans toute la France pour permettre, le cas échéant, l’installation de clôtures destinées à limiter les déplacements de sangliers. En Île-de-France, le marchéconcerne les départements de grande couronne et reste ouvert jusqu’au 18 mai 2026.
La biosécurité : une responsabilité partagée
La biosécurité est le premier rempart contre l’introduction et la diffusion du virus en élevage. Elle repose sur la réduction des contacts entre sangliers sauvages et porcs domestiques, et sur la maîtrise des entrées de personnes, de matières et d’équipements susceptibles d’être contaminés.
La biosécurité est l’affaire de toutes et tous. Ensemble soyons vigilants pour protéger durablement la filière porcine.
Pour en savoir plus sur les bons gestes à adopter, consultez les recommandations du gouvernement destinées aux :
éleveurs : https://agriculture.gouv.fr/telecharger/133028
chasseurs : https://agriculture.gouv.fr/telecharger/133031
voyageurs : https://agriculture.gouv.fr/telecharger/133037