Un soutien renforcé pour les apiculteurs franciliens : l’OMAA redémarre en Île-de-France

À compter d’aujourd’hui, 1er juin 2026, les quelque 3 000 apiculteurs d’Île-de-France pourront de nouveau s’appuyer sur l’Observatoire des mortalités et des affaiblissements de l’abeille mellifère (OMAA). Cet observatoire est un dispositif inédit mis en place par l’État et les acteurs de la filière. Il permet de signaler et d’analyser les problèmes sanitaires dans les ruchers, et d’accompagner la mise en œuvre de mesures de prévention et de lutte de différentes natures. Entièrement pris en charge par l’État, il constitue un soutien important pour les détenteurs d’abeilles, professionnels et amateurs, et une réelle opportunité pour la filière.

L’OMAA sert à recenser les événements inhabituels dans les ruchers, comme une mortalité anormale d’abeilles ou un affaiblissement soudain des colonies. Ces informations permettent de mieux comprendre ce qui se passe sur le terrain, de suivre l’évolution des problèmes et d’adapter les actions de prévention ou d’investigation.

Ce dispositif repose sur les déclarations des apiculteurs. Les données recueillies sont analysées pour repérer les changements de situations dans une zone ou à un moment donné, et déclencher des alertes si nécessaire. L’OMAA peut aussi orienter des analyses en laboratoire, entièrement prises en charge par l’État.

Lancé en 2023 puis interrompu, l’OMAA Île-de-France rouvre ce jour. Il sera animé par la Dre Béatrice Profit, vétérinaire apicole, en lien avec plusieurs structures régionales de la filière apicole, dont le Groupement Technique Vétérinaire (GTV), le Groupement Régional de Défense Sanitaire (GRDS), l’Association pour le développement de l’apiculture (ADA) et sous la coordination de la DRIAAF Île-de-France.

Un guichet unique pour accompagner les apiculteurs

Dès aujourd’hui, les apiculteurs peuvent contacter une permanence téléphonique dédiée pour déclarer des mortalités inhabituelles ou poser une question sanitaire. Toute personne constatant un trouble dans un rucher peut également faire un signalement. Le vétérinaire oriente ensuite chaque cas vers le dispositif adapté selon qu’il s’agisse d’une suspicion d’intoxication, d’une maladie réglementée ou d’autres troubles nécessitant des investigations approfondies.
Ces déclarations alimentent une base de données anonymisée qui permet de suivre les tendances sanitaires à l’échelle régionale et nationale.

Un réseau de vétérinaires spécialisés

Une quinzaine de vétérinaires formés en pathologie apicole assurent le fonctionnement de l’OMAA dans la région. Ils interviennent dans le cadre d’une astreinte dédiée pour accompagner les apiculteurs et recueillir des données sanitaires. Leur rôle est exclusivement technique : ils n’effectuent pas de contrôles administratifs.

Un enjeu majeur pour l’Île-de-France

Avec environ 50 000 ruches déclarées, soit la densité la plus élevée de France (près du double de la moyenne nationale), l’Île-de-France est une région particulièrement sensible aux risques sanitaires. La réouverture de l’OMAA est d’autant plus importante que deux maladies exotiques graves, Aethina tumida et Tropilaelaps spp., menacent le territoire.

Contact du guichet unique (7j/7, 9h–18h) : 01 84 80 63 55
En savoir plus sur l’OMAA : https://agriculture.gouv.fr/lobservatoire-des-mortalites-et-des-affaiblissements-de-labeille-mellifere


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